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Voitures radars 2025 : fonctionnement, zones surveillées et sanctions automatiques

Publié le : 2025-06-18 Temps de lecture : 5 minutes
Voitures radars 2025 : fonctionnement, zones surveillées et sanctions automatiques

Voitures radars : ce qu’il faut savoir sur les nouveaux contrôles automatisés en 2025

En 2025, les voitures radars sont devenues un élément incontournable du paysage routier français. D'abord expérimentées dans quelques régions, elles sont désormais déployées dans toute la France, y compris dans les grandes métropoles comme Paris, Lyon, Lille ou Bordeaux.

Avec la délégation partielle au secteur privé et une technologie de détection toujours plus précise, ces véhicules posent des questions en matière de sécurité routière, de protection des données personnelles, et de gestion de la mobilité urbaine.

Comment fonctionnent les voitures radars ?

Les voitures radars sont des véhicules banalisés, équipés de caméras haute résolution et de radars embarqués. Elles sont capables de :

  • Flasher un véhicule en excès de vitesse sans flash visible

  • Contrôler simultanément les deux sens de circulation

  • Évaluer en temps réel la vitesse par rapport à la limitation officielle

  • Fonctionner sans l’intervention d’un agent, grâce à une automatisation complète

En 2025, ces véhicules circulent de manière continue sur les routes et en ville, capturant des infractions à la volée, de jour comme de nuit.

Zones surveillées

Les nouvelles voitures radars sont présentes :

  • Sur les routes nationales et départementales

  • En agglomération, notamment dans les Zones à Faibles Émissions (ZFE)

  • À proximité des écoles, zones 30 et zones résidentielles

  • Sur certaines voies réservées (bus, covoiturage, véhicules autorisés)

Elles opèrent souvent dans des zones où le stationnement intelligent, la fluidité urbaine et la sécurité des usagers faibles (piétons, cyclistes) sont des priorités.

Marges de tolérance appliquées

Limitation légale Vitesse retenue à partir de
30 km/h 36 km/h
50 km/h 56 km/h
80 km/h 86 km/h
110 km/h 118 km/h
130 km/h 138 km/h

Les règles en vigueur sont :

  • Tolérance de +5 km/h pour les vitesses inférieures à 100 km/h

  • Tolérance de +5 % pour les vitesses supérieures à 100 km/h

Les amendes sont générées automatiquement et adressées par voie postale dans un délai moyen de 5 à 10 jours.

Externalisation privée : une controverse persistante

Depuis 2023, une partie des voitures radars est exploitée par des sociétés privées mandatées par l'État. Cela suscite de vifs débats sur :

  • Le rôle des entreprises dans la répression routière

  • La rentabilité versus la sécurité

  • Le manque de transparence sur les trajets et horaires

  • Le sentiment de surveillance accrue et de chasse aux infractions mineures

Les opérateurs sont néanmoins tenus à des itinéraires prédéfinis et à un cahier des charges strict encadré par les préfectures.

Bilan début 2025 

  • Plus de 2,3 millions de contrôles automatisés

  • Taux de verbalisation de 4,6 %

  • Hausse de 18 % du volume d’amendes par rapport à 2024

  • Réduction estimée à 14 % des accidents corporels sur les zones couvertes

  • Plus de 500 véhicules en circulation, dont une part en milieu urbain dense

Quel impact sur la mobilité urbaine ?

Les voitures radars ont plusieurs effets indirects :

  • Renforcement de la discipline de conduite dans les centres urbains

  • Réduction des vitesses moyennes en zone 30

  • Impact sur les plateformes de stationnement intelligent (ex. Parkto, Zenpark) qui doivent s’intégrer à un environnement réglementaire plus strict

  • Pression accrue sur les conducteurs de véhicules lourds ou SUV thermiques, déjà ciblés par les politiques de stationnement différencié

Les voitures radars de 2025 symbolisent une nouvelle ère du contrôle routier, où l’automatisation et la mobilité connectée prennent le pas sur le contrôle humain classique. Si leur efficacité est démontrée en matière de sécurité, leur généralisation continue de diviser. La question de l’acceptabilité sociale, du respect des libertés et de la transparence reste ouverte.