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Stationnement payant en France : pourquoi de plus en plus de villes y passent en 2026

Par Parkto7 min de lecture
Horodateur de stationnement payant dans une rue de centre-ville en France

En France, se garer gratuitement dans une grande ville devient l'exception. La raison tient en une phrase : le stationnement payant est devenu une ressource financière majeure pour les communes. En 2024, il a rapporté plus d'un milliard d'euros aux collectivités, dont environ 430 millions d'euros pour les seuls forfaits post-stationnement, ces avis qu'on retrouve sur le pare-brise après un oubli de paiement.

Derrière cette extension continue, il y a une réforme de 2018 que peu d'automobilistes ont en tête, une équation budgétaire pour les mairies, et une raréfaction organisée des places. Voici, chiffres officiels à l'appui, pourquoi le payant gagne du terrain et ce qui vous attend en 2026.


Plus d'un milliard d'euros par an : le stationnement est devenu une vraie ligne de recettes

Le stationnement payant sur voirie concerne aujourd'hui environ 800 communes en France. D'après les données publiées par la direction générale des collectivités locales et le rapport de la Cour des comptes sur l'exercice 2024, l'ensemble a dépassé le milliard d'euros de recettes l'an dernier : de l'ordre de 570 millions d'euros via les horodateurs et les abonnements, et près de 430 millions d'euros via les forfaits post-stationnement. Sur l'année, plus de 16 millions de FPS ont été émis.

La concentration est frappante. Paris encaisse à elle seule 178,8 millions d'euros de recettes FPS en 2024, très loin devant le reste du pays. À titre de comparaison, Toulouse, pourtant bien placée, tourne autour de 3,5 millions d'euros. L'écart résume la situation : la capitale a fait du stationnement un levier budgétaire à part entière, et beaucoup d'autres villes regardent dans la même direction.


2018, l'année où tout a basculé

Pour comprendre cette montée en puissance, il faut remonter au 1er janvier 2018. Ce jour-là, la loi MAPTAM dépénalise le stationnement. Avant, ne pas payer son ticket exposait à une amende nationale unique de 17 euros, fixée par l'État et identique partout. Après, cette amende disparaît au profit du forfait post-stationnement (FPS), une redevance d'occupation du domaine public dont chaque commune fixe elle-même le montant et qu'elle encaisse directement, comme l'explique le Cerema.

Le changement va plus loin qu'un simple nom. Le stationnement n'est plus une affaire de police nationale mais une compétence locale, avec une incitation limpide : plus une ville ajuste ses tarifs et renforce son contrôle, plus elle récupère de recettes pour son budget et pour financer ses transports. La mécanique de la hausse était posée, et elle ne s'est plus arrêtée depuis.


Pourquoi de plus en plus de villes franchissent le pas

Les communes avancent toujours les mêmes arguments, et ils ne sont pas faux. Le stationnement payant fait tourner les places devant les commerces, décourage la voiture ventouse qui occupe une place des journées entières, et pousse une partie des automobilistes vers les transports ou le vélo. Les recettes, elles, sont fléchées vers les mobilités. Voilà pour la théorie.

En pratique, l'argument budgétaire pèse lourd dans des finances locales sous tension, et il explique pourquoi le périmètre du payant s'étend, ville après ville, souvent avec des plages horaires élargies et des contrôles automatisés par lecture de plaques.

La pression vient aussi d'un autre côté : la raréfaction des places. La loi d'orientation des mobilités impose de neutraliser le stationnement sur les 5 mètres situés en amont de chaque passage piéton, avec une échéance fixée au 31 décembre 2026. Selon le Cerema, Paris à elle seule prévoit de supprimer environ 22 000 places, soit plus de 10 % de son stationnement de surface. Moins de places disponibles, davantage de places payantes : la tension monte des deux côtés à la fois.


Julien M.
Julien M.
Propriétaire à Paris 11ᵉ
Revenu mensuel+165€
Depuis septembre 2025

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Combien coûte vraiment un oubli, ville par ville

Le montant du FPS n'a rien d'uniforme. Chaque commune le fixe librement, sans pouvoir dépasser le tarif de la durée maximale autorisée sur la place. Résultat, l'addition d'un stationnement non réglé varie presque du simple au triple selon l'endroit où l'on se gare.

Ville

FPS pour un véhicule léger (oubli de paiement)

Paris

75 € (zone 1) / 50 € (zone 2)

Lyon

35 à 80 € selon le poids du véhicule (depuis 2024)

Marseille

30 €

Bordeaux

35 €

Neuilly-sur-Seine

40 € (zone verte) à 65 € (zones orange et rouge)

Nanterre

35 €

Montants fixés par chaque commune, relevés sur les arrêtés municipaux et service-public.fr (2026). En cas de paiement rapide, plusieurs villes appliquent un tarif minoré.

À ces écarts s'ajoute une tendance lourde de 2026 : la tarification au poids. Paris a ouvert la voie en surtaxant les véhicules lourds, et Lyon module désormais son FPS selon le gabarit, pénalisant les SUV et les modèles les plus massifs. Nous détaillons cette bascule dans notre article sur les tarifs de stationnement pour SUV et véhicules lourds.


La gratuité existe encore, mais elle se réduit

Tout n'est pas devenu payant en permanence. Dans la plupart des villes, la voirie reste gratuite le dimanche, les jours fériés et souvent au mois d'août, et certaines communes accordent quelques minutes offertes par jour pour les courses rapides. Mais ces fenêtres se grignotent : plusieurs grandes villes ont par exemple supprimé la gratuité estivale pour lutter contre les voitures ventouses. Le sens de l'histoire reste clair, et il va vers davantage de payant. Pour exploiter au mieux les créneaux qui subsistent, nos astuces pour se garer moins cher donnent des repères concrets.


Voirie plus chère et plus rare : la place chez un particulier prend de la valeur

Pour l'automobiliste, l'équation se durcit : stationner coûte plus cher, le risque de FPS grimpe avec les contrôles automatisés, et le nombre de places fond. Dans ce contexte, louer une place directement à un particulier devient une alternative de plus en plus rationnelle, en ville comme en périphérie.

C'est précisément ce que permet Parkto : une mise en relation directe entre une personne qui dispose d'un emplacement inutilisé et celle qui en cherche un, à la journée pour un besoin ponctuel ou au mois pour un usage régulier. Le paiement est sécurisé, le contrat généré automatiquement, et l'emplacement réservé à l'avance, ce qui met fin à la chasse à la place et au risque d'avis sur le pare-brise. Si vous venez d'emménager sans garage, notre guide pour trouver une place quand votre immeuble n'a pas de parking détaille la marche à suivre.

Le raisonnement vaut aussi pour les propriétaires. À mesure que la voirie se raréfie et se renchérit, une place privée inutilisée gagne en valeur locative. La mettre en location, à la journée, à la semaine ou au mois, transforme un mètre carré dormant en revenu régulier. La démarche se fait en quelques minutes depuis la page propriétaires.


FAQ

Combien rapporte le stationnement payant en France ?

En 2024, le stationnement payant a généré plus d'un milliard d'euros de recettes pour les communes, dont environ 430 millions d'euros pour les seuls forfaits post-stationnement. Plus de 16 millions de FPS ont été émis sur l'année.

Combien de communes ont le stationnement payant ?

Environ 800 communes françaises appliquent le stationnement payant sur voirie. Leur nombre progresse régulièrement depuis la décentralisation de 2018.

Depuis quand le stationnement est-il décentralisé ?

Depuis le 1er janvier 2018. La loi MAPTAM a remplacé l'amende nationale unique de 17 euros par le forfait post-stationnement, dont chaque commune fixe le montant et qu'elle encaisse directement.

Quelle ville encaisse le plus de recettes de FPS ?

Paris, de très loin, avec 178,8 millions d'euros de recettes FPS en 2024, devant l'ensemble des autres villes françaises.

Combien de places de stationnement vont disparaître ?

La loi d'orientation des mobilités impose de neutraliser le stationnement sur les 5 mètres en amont de chaque passage piéton avant fin 2026. Paris prévoit à elle seule la suppression d'environ 22 000 places, soit plus de 10 % de son stationnement de surface.

Le montant du FPS est-il le même partout ?

Non. Chaque commune le fixe librement, dans la limite du tarif de la durée maximale autorisée. Il va d'environ 30 euros à Marseille à 75 euros à Paris en zone 1, et plusieurs villes le modulent désormais selon le poids du véhicule.

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